4 astuces pour sortir de la dépendance amoureuse !

Il existe des milliers, si ce n’est des milliards, de façons d’aimer. Hélas, certaines d’entre elles, toxiques, peuvent nuire à l’épanouissement affectif et au couple lui-même.

Parmi celles-ci, la dépendance amoureuse est une des plus fréquentes. Sans qu’on le réalise forcément, elle peut s’installer rapidement au sein d’une histoire qui commence généralement pour le mieux.

Comment faire pour en sortir, y compris lorsqu’elle s’est bel et bien installée ? Ou pour sortir enfin d’une relation déséquilibrée, afin de renouer avec des histoires où l’on puisse exister pleinement pour soi, sans dépendre du regard de l’autre ?


 1-Admettre la situation

Etre dépendant en amour, ce n’est pas seulement faire dépendre son propre bonheur de son conjoint. C’est penser, en permanence, à l’autre, non pas de cette forme inconsciente et légère avec laquelle on pense à ceux qu’on aime. Mais en essayant d’anticiper ses réactions, en se demandant ce qu’il ou elle aime, ce qu’il ou elle va dire quand on lui proposera telle ou telle sortie.

C’est accepter, parfois sans même que ce soit une demande de sa compagne ou son compagnon, de se mettre dans des situations impossibles, simplement par peur de le ou la décevoir, peur que l’on confond souvent avec la possibilité de le ou la perdre.

Le premier pas pour se sortir de la dépendance amoureuse, c’est admettre qu’on en est victime et que ce n’est pas une situation saine.

Reconnaître que l’amour que l’on a pour l’autre est peut-être trop fort, ou se manifeste d’une façon trop puissante, pour que l’on puisse vivre ce déséquilibre des années durant.

Refusez-vous des rendez-vous avec vos ami(e)s parce que vous redoutez, sans même l’avoir consulté(e), que ce soit un problème pour votre conjoint ? Même si vous aimez passer du temps avec lui ou avec elle, si vous commencez à renoncer à des activités sociales, à vous éloigner de votre cercle amical, c’est un premier signe inquiétant.

Bien sûr, dans une vie, surtout au début d’une histoire par exemple, cela arrive de manière très naturel(le) et n’est pas forcément problématique. Mais si vous commencez à perdre les autres de vue, à rater systématiquement tel anniversaire, telle pièce de théâtre, tel week-end à la campagne avec vos ami(e)s de toujours, c’est que vous faites passer votre bonheur après celui de votre conjoint. Et on ne peut pas être heureux(se) à deux si on n’est pas heureux(se) seul(e). Si tel est le cas, c’est qu’il est temps d’agir.


2- Retrouver confiance en soi

Très souvent, le problème de la dépendance amoureuse est que l’on demande trop à l’autre. Soit qu’on manque de confiance en soi, soit qu’on redoute de décevoir l’autre, ou qu’on fait tout pour éviter les scènes de ménage -qui arrivent forcément dans toute histoire d’amour.

Bref, ce n’est pas simplement la peur de voir l’autre partir, c’est une peur plus puissante, celle de l’abandon, qui nous guide dans ces moments-là. Cette peur d’une solitude dans laquelle on se sentirait comme amputé(e) ou mutilé(e), incomplet(ète) en tout cas, peut vous empêcher de vivre votre histoire avec la douceur qui convient.

Il n’y a, bien sûr, pas de solution miracle pour retrouver d’un coup une saine image de soi ou se débarrasser d’une crainte de l’abandon qui peut venir de très loin, même si certains exercices quotidiens peuvent être réellement bénéfiques.

Un conseil simple serait de se forcer, absolument, à prendre une semaine de vacances avec des ami(e)s sans votre conjoint. Sans dire que vous avez besoin de faire le point, simplement pour passer une semaine sympathique avec vos proches !

Il peut suffire de deux, trois jours, pour se rendre compte que l’on peut profiter de la vie sans sa compagnie et que ces quelques jours séparés ne l’amèneront pas à vous quitter ou vous faire la tête (sinon, il s’agit sans doute d’une personnalité maladivement narcissique où vous n’êtes absolument pas le problème).

Puis quelques jours encore pour se rappeler combien la vie, sa propre vie, est belle quand on peut en profiter. Et enfin pour réaliser, en retrouvant l’autre au final, que l’éloignement temporaire n’est pas un handicap à la construction de votre couple, bien au contraire.

En d’autres termes, ne laissez pas la peur de le ou la perdre vous envahir. De même qu’il faut s’aimer pour pouvoir aimer les autres, il faut savoir savourer sa vie seul(e) pour pleinement profiter d’une histoire d’amour.

En sachant que, même seul(e), vous pouvez goûter les plaisirs de l’existence, avoir des activités, une vie sociale, un équilibre et trouver votre bonheur, vous redouterez moins de décevoir l’autre et, par conséquent, vous pourrez prendre toute la place qui vous revient dans le couple.


3- Apprendre à se découvrir

Mais si cela ne suffit pas ou, surtout, si vous répétez dans vos histoires, le même genre de situation et vous retrouvez toujours en dépendance amoureuse, il peut être bénéfique d’aller un peu plus loin. Nous ne parlons pas ici de la longue et coûteuse psychanalyse -qui certes peut convenir à certaines personnes.

Consulter un professionnel de l’écoute ou du bien-être peut grandement aider, sans avoir besoin de remonter jusqu’à son enfance. Ce peut être un vrai atout pour prendre du champ, pour envisager la situation sous un autre angle ; pour réfléchir, avec quelqu’un d’à la fois neutre et bienveillant, à ce que l’on peut faire pour s’affranchir de ce rapport de dépendance.

Mais apprendre à se découvrir, cela peut aussi passer par prendre plus de temps pour soi. Chez l’ostéopathe, l’acupuncteur, l’esthéticienne, ou simplement chez soi à lire ou regarder une bonne série.

Le corps a une mémoire, et savoir que non seulement vous pouvez être bien sans la présence immédiatement physique de l’autre, mais aussi qu’il ou elle ne vous rejettera pas pour autant, peut contribuer à installer dans la durée un sentiment de sécurité, vous aider à tenir à l’écart cette situation de dépendance qui vous nuit au quotidien.

Vous pouvez même prendre le risque (qui, si votre amoureux(se) est quelqu’un de vraiment bien, n’en est pas un), en vous ouvrant auprès d’elle ou de lui. Cela l’aidera peut-être à décoder certains de vos messages, mais aussi et surtout à vous rassurer et vous encourager à vivre pleinement de votre côté.

Et si à l’inverse la personne réagit en appuyant là où ça fait mal, en vous faisant culpabiliser, en vous en demandant plus, c’est sans doute que vous êtes tombé(e) sur une personnalité manipulatrice dont il convient de s’éloigner aussi vite que possible !


4- Apprécier l'autre et soi-même plutôt que le couple

Une autre source fréquente, ai-je remarqué, de dépendance amoureuse, est une certaine façon d’idéaliser le couple. Non pas son couple, mais le couple, d’une manière générale. On vit selon certaines croyances, une certaine image, et on a le sentiment que s’en écarter ne serait-ce qu’un peu met en péril tout ce qu’on a construit ou veut construire ensemble. Mais il n’en est rien.

Un couple est une dynamique, c’est quelque chose de vivant, plus ou moins stable selon les moments, mais qui ne dépend que la solidité des liens entre deux personnes, deux individus. Etre « en couple » n’est pas une fin en soi. C’est un bonheur partagé, un échange.

C’est presque un partenariat, dans lequel nous sommes deux pour avancer sur le chemin de la vie, en affronter les épreuves autant que se satisfaire de ses délices. L’autre existe à part entière, et c’est toute cette part de lui, ou d’elle, qui est là pour vous, à côté de vous, en votre compagnie.

C’est pourquoi vous ne devriez pas redouter qu’une histoire se termine, craindre en permanence la fin de l’aventure. Car en réalité, elle se renouvelle, et se poursuit d’elle-même, chaque jour. Si, ce qu’à Dieu ne plaise, votre histoire devait s’arrêter, cela ne viendrait pas de vous, parce que vous auriez pu « décevoir » l’autre. Ce serait, simplement, que vous ne vous complétez plus assez, qu’à une nouvelle étape de votre vie correspondra une autre personne. Bref, ce sera le fruit de vos évolutions personnelles, auxquelles l’autre ne peut rien.

Sachez donc que ni votre couple, ni votre bonheur personnel, ni votre avenir, rien en fait, ne dépend de l’autre.

Sa présence, son soutien, ses câlins, et ces milliers de moments à deux qui vous attendent, ne vous apporteront jamais une quelconque validation personnelle ou confiance en vous. N’attendez donc pas cela.

Ce que vous trouverez, ce sera simplement du bonheur, du bien-être, de l’énergie et de la pure et simple joie de vivre. C’est déjà beaucoup, non ?


Conclusion 

Si vous craignez de souffrir de dépendance amoureuse, commencez par l’admettre et vous en ouvrir auprès de vos proches.

Discutez avec elles et eux, comparez vos expériences, écoutez leurs conseils et faites tout ce qui est en votre pouvoir, petite étape par petite étape, pour réapprendre à profiter de la vie pleinement même sans être en compagnie de votre amoureux(se).

Si vos histoires ont tendance à répéter le même schéma, si vous sentez que votre peur de la solitude, voire de l’abandon, vous suit depuis des années et ne fait que grandir en force, ou qu’elle repose sur un ancien et réel traumatisme, n’hésitez pas à chercher de l’aide auprès de thérapeutes professionnels qui pourront vous aider à vous en affranchir.

Mais surtout, n’attendez pas de l’autre qu’il vous valide, que son regard suffise à vous valoriser de manière durable si vous n’avez déjà pas confiance en vous. Prenez du temps pour vous-même, apprenez à mettre quelques distances, et vous verrez que le plaisir de se retrouver n’en sera que meilleur.

Si simplement vous avez le sentiment d’être un peu trop dans le besoin auprès d’une personne en particulier, que cela ne nuit pas à votre vie professionnelle, amicale ou familiale, cultivez votre jardin, votre liberté, appréciez-les et n’oubliez jamais que l’autre tient probablement à vous autant que vous tenez à lui… Ou elle.


Pour aller plus loin... Séléction de livres sur la dépendance affective !

esther
 

La fondatrice de l'agence Esther Keller a débuté sa carrière entrepreneuriale au début des années 90 dans le secteur du luxe et de la parfumerie. Elle se spécialisera dans les années 2000 dans le conseil en relation amoureuse et publiera des articles pour des magazines suisses et monégasques. Fort des échanges avec ses nombreux lecteurs et consciente de leurs attentes en matière sentimentale, elle crée en 2009 l'agence de rencontre Esther Keller. Sa mission est de permettre à une clientèle privilégiée (niveau culturel, éducation, standing, aisance de vie…) mais souvent très prise professionnellement de trouver l'amour et de construire une vie affective longue et pérenne.

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